De la communication non verbale à l’acte de médiation : l’habitus en interprétation pendant la conquête de l’Amérique

Référence bibliographique

Ferrei­ro-Váz­quez, Óscar (2016). «De la comu­ni­ca­ción no ver­bal al acto de media­ción: el habi­tus en inter­pre­ta­ción duran­te la con­quis­ta y colo­ni­za­ción de Amé­ri­ca». Estu­dios His­pá­ni­cos. Vol. XXIV. ISSN: 2084–2546, pp. 37–48.  Pági­na web de la ver­sión elec­tró­ni­ca de la revis­ta: https://doi.org/10.19195/2084–2546.24.3

Lan­gue de publi­ca­tion

espa­ñol

Résumé

Cet arti­cle explo­re le rôle cru­cial des inter­prè­tes pen­dant la con­quê­te et la colo­ni­sa­tion de l’Amérique. Nous par­tons du con­cept d’habitus, défi­ni par Pie­rre Bour­dieu, pour analy­ser les pra­ti­ques d’interprétation et de média­tion lin­guis­ti­que réa­li­sées dans ce con­tex­te. L’habitus est un ensem­ble de dis­po­si­tions acqui­ses qui façon­nent les actions des indi­vi­dus au sein d’un con­tex­te social.

Pen­dant la con­quê­te, la com­mu­ni­ca­tion initia­le entre les peu­ples euro­péens et autoch­to­nes repo­sait sur la com­mu­ni­ca­tion non ver­ba­le, étant donné que les colons ne con­nais­saient pas les lan­gues loca­les. À l’aide de ges­tes et de sig­nes, ces pre­miers con­tacts per­met­taient une com­préhen­sion mini­ma­le. Peu à peu, les Euro­péens ont com­men­cé à cap­tu­rer des autoch­to­nes pour leur enseig­ner leur lan­gue et les uti­li­ser comme inter­prè­tes. Cette pra­ti­que a con­so­li­dé un sys­tè­me de média­tion utile non seu­le­ment à la com­mu­ni­ca­tion, mais aussi au ren­for­ce­ment de la domi­na­tion cul­tu­re­lle et reli­gieu­se.

Cet arti­cle con­clut que l’interprétation en Amé­ri­que est née dans un con­tex­te vio­lent, où les inter­prè­tes ont joué un rôle clé dans l’intégration for­cée des peu­ples autoch­to­nes aux struc­tu­res colo­nia­les à tra­vers la légi­ti­ma­tion des con­quis­ta­dors.